Rééquilibrage alimentaire: pour quelles raisons?

Salut les filles,

J’étais sur le point de vous rédiger une idée de menu entièrement végétalien puis je me suis dit qu’il serait intéressant, dans un premier temps, de vous expliquer ma pensée en terme d’alimentation. J’ai passé pas mal de temps en cuisine ces dernières semaines mais avant de partager de nouvelles recettes, il m’est important de discuter un peu avec vous.

Si l’on devait nommer mon régime alimentaire actuel, le label qui conviendrait le mieux serait probablement l’ovo-végétarisme. Qu’est ce que cela signifie? Je ne mange plus de viande, de poisson ou de produits laitiers de nature animale. Je suis en quelque sorte à mi-chemin entre le régime végétarien et le régime végétalien. Ma transition vers ce schéma cruelty free a été douce, réfléchie. Honnêtement les titres donnés à chaque régime n’ont que très peu d’importance. Ne prenez surtout aucune décision hâtive par effet de mode. Je pense que, dans ma situation, le déclic s’est fait à partir du moment où j’ai commencé à m’intéresser à ce qu’il y a vraiment dans mon assiette – à la relation entre ce que l’on mange et notre santé. Il y a plus d’un an, quasiment à chaque fin de repas, j’avais mal au ventre sans raison particulière apparente. Je souhaitais apprendre et trouver des solutions pour me sentir mieux. À partir du moment où j’ai commencé à m’interroger, j’ai logiquement voulu en savoir plus sur les différentes options présentes dans les supermarchés.


Plus je cherchais à m’informer, plus je me suis rendue compte de certaines méthodes juste ignobles utilisées par l’industrie agro-alimentaire. Ça n’est pas qu’avant ça ne me touchait pas, c’est plus que je ne me posais pas du tout la question. Pour être honnête quand je mangeais de la viande par exemple je ne transposais pas, visuellement et émotionnellement, les animaux s’y rattachant. C’était tout simplement “la norme”. Un aliment comme un autre. Aujourd’hui je ne trouve pas ça très rationnel en y repensant. À force de lire des articles, voir des photos, regarder des vidéos sur la torture infligée aux animaux pour leurs viandes, j’ai eu un réel déclic et je me suis posée les questions suivantes: Est-ce que je cautionne cela? NON Est-ce que je serais capable de martyriser ou de tuer un animal? PAS DU TOUT  Alors comment puis-je laisser quelqu’un faire cela “à ma place”? Non, je ne peux vraiment plus me résoudre à imaginer un petit animal souffrir pour terminer dans mon assiette.

Voici quelques vidéos, pour ceux que ça intéresse:

1. Bacon in reverse | 2. Animal Pharm Food for thought

3. Calves torn from mothers | 4. Reasons to go vegan

5. Human Cruelty (cartoon) | 6. 4 minutes to understand the real impact of meat consumption

D’autant plus que de nos jours, il y existe d’innombrables alternatives à la viande et aux produits laitiers dans nos supermarchés.

Je ne mange pas nécessairement la même chose quand je cuisine chez moi et lorsque je suis invitée chez des amis. Mes convictions ne changent pas pour autant mais je ne veux pas entrer dans une démarche extrémiste. J’essaie de m’adapter, et si y a des aliments que je ne consomme pas, je me satisfais de ce qui accompagne. Il ne faut pas oublier qu’un changement alimentaire est une volonté personnelle: par vous-même pour vous-même. Il est donc important de respecter les décisions de chacun, notamment de votre entourage. Imposer vos propres choix quelqu’ils soient ne vous mènera jamais à rien. Faites preuve d’ouverture. L’écoute et la discussion sont les meilleures des clés pour apprendre ensemble et apprendre à vivre ensemble.

Arrêter ma consommation de viande a été un processus long. ça s’est fait étape par étape. Je ne pourrais pas définir exactement le moment précis où cette volonté est née. Petit à petit, très doucement, cette idée s’est fait une place dans mon esprit. Cette idée s’est transformée en besoin de comprendre, d’apprendre, d’en savoir plus. Doucement, mois après mois, c’est devenu une évidence. Doucement, j’ai réduis ma consommation de viande. Pendant quelques temps, je mangeais simplement du poulet ou du poisson de temps à autre. Je connaissais les conditions d’élevage des poulets mais je me disais que c’était déjà une première étape. Après quelques semaines, je ne pouvais plus continuer à fermer les yeux là-dessus. J’ai décidé d’arrêter le poulet également. Puis après quelques mois, j’ai arrêté le poisson. Je voulais faire les choses bien. Arrêter toute source de protéines auraient été une erreur et aurait eu un impact direct sur ma santé. J’ai du ré-apprendre à cuisiner. Adopter de nouvelles alternatives. Rééquilibrer mon alimentation. ça s’est révélé tellement enrichissant, comme ci une toute nouvelle palette de saveurs se déployait devant moi. Jamais auparavant je n’aurais cru pouvoir manger si sain et délicieux à la fois.

Lors de ce rééquilibrage alimentaire, j’ai aussi décidé d’arrêter les produits alimentaires industriels. Tous ces produits que je qualifierais de “fausse” nourriture, n’ayant aucune valeur nutritionnelle pour l’organisme / 0 valeur ajoutée. Ce sont des produits que je n’achète plus (disons à 90% du temps). Je me concentre à présent sur des produits naturels – bons pour le corps et l’esprit. Chaque jour, j’apprends de nouvelles recettes. Parfois ça échoue (ça fait partie du jeu), parfois c’est une belle découverte. Ma cuisine n’a jamais été un tel terrain de jeu. Riche en couleurs & en saveurs.

L’arrêt des produits industriels s’applique simplement lorsque je suis dans mon cocon. Lorsque le pouvoir de décision m’appartient, je privilégie une alimentation à base végétale. Lorsque je sors de ma bulle et suis en interaction avec d’autres personnes ayant des opinions divergentes, je m’assouplie. Tout est question de balance.

Depuis ces différents changements, je me sens beaucoup mieux au quotidien. Il y a un an j’étais très souvent ballonnée et fatiguée. Souvent après un repas. Ce n’est plus du tout le cas. Je me sens redynamisée. Plus légère. Positive.

Dernièrement j’ai lu le nouveau livre de Dr. Libby Weaver: Women’s Wellness Wisdom. C’est une lecture que je vous conseille. Elle y parle notamment du flexitarisme. C’est une approche qui pourrait s’appliquer ici. Elle y explique que le fait de vouloir donner à tout prix un nom à la façon dont on s’alimente peut apporter un côté très restrictif. Il ne s’agit pas de s’infliger des règles trop strictes car la plupart du temps ça ne peut pas tenir à long terme. Il s’agit maintenir une certaine flexibilité. Elle conseille de vivre en “ZIG ZAG”. ZIG correspond à un menu riche en nutriments, à la consommation de “vraie” nourriture. ZAG met le focus sur la dimension sociale. Si vous vivez en ZIG au quotidien, accordez-vous quelques ZAG de temps à autre. Le tout est de ne pas développer d’obsession négative. Amusez-vous, prenez du plaisir jour après jour. Écoutez votre corps, vos besoins. Ne nourrissez aucune frustration.

Lunch @StandardKitchenDunedin

La manière dont vous vous nourrissez à un impact direct sur le fonctionnement votre organisme bien sûr mais aussi sur votre énergie et vos émotions. La vie est précieuse, soyez doux avec vous-même ♡

Si vous êtes intéressées par cette réflexion, je vous conseille deux livres:

Dr. Libby Weaver – Women’s Wellness Wisdom

Cassandra Bodzak – Eat With Intention

Quelles sont vos pensées à ce sujet?

Full love xx

Follow:
Share:

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *